A la découverte de Mar Lodj

Notre arrivée à Mar Lodj

Au cours de notre séjour au Sénégal en avril dernier, Mathy a souhaité nous présenter sa tante Dina qui vit près de Mbour. Anta est institutrice et connaît sur le bout des doigts la région. Elle nous propose de visiter l’île de Mar Lodj, une perle du Siné Saloum nous dit-elle. Le Sine Saloum est une région naturelle située au nord de la Gambie et au sud de la Petite-Côte sénégalaise. Elle couvre plus de 330 000 ha dont 9 forêts classées, 2 aires marines protégées, 2 réserves naturelles communautaires et enfin 76 000 ha du parc naturel du delta du Saloum. La région du Siné Saloum est classée Réserve mondiale de la biosphère par l’Unesco et Zone humide d’importance internationale!

Nous quittons Mbour dans la soirée. L’accès à Mar Lodj se fait en pirogue depuis N’Dangane à environ 1h15 de voiture de Mbour. Avez-vous déjà pris une pirogue en plein milieu de la nuit sans éclairage? Heureusement nous avions des lampes frontales…mais on s’est vite fait prier de les éteindre pour ne pas déranger la navigation! Nous sommes évidemment arrivés sains et saufs de l’autre coté.

Nous avons logé au Campement Mbine Diam en bord de mer. Le tarif était raisonnable et le cadre magnifique!

Vue depuis notre hôtel à Mar Lodj_LSCDLB
Vue depuis notre hôtel à Mar Lodj
Hôtel Mar Lodj
Notre hôtel à Mar Lodj

Visite du delta du Saloum en pirogue

Tata Dina nous propose de prendre un guide et de visiter les îles aux oiseaux en pirogue le long des bolongs (bras de mer du fleuve Saloum). Nous sommes au mois d’avril et ce n’est pas la période idéale pour observer les oiseaux nous dit le guide. En effet, nous n’en croisons que très peu. En revanche, nous pouvons admirer la magnifique mangrove autour de nous. La mangrove est un écosystème qui se développe sur les côtes des zones tropicales et subtropicales. Celle du delta du Saloum est l’une des plus grande d’Afrique. Elle est constituée de palétuviers. La mangrove est un véritable refuge et vivier pour un grand nombre d’espèces. D’ailleurs, nous pouvons voir les huîtres et coquillages accrochés aux branches. De novembre à fin mai, des groupements de femmes viennent chercher les huîtres qui seront revendues jusqu’à Dakar.

Mangrove du delta de Saloum
Mangrove du delta de Saloum
Mangrove du delta de Saloum
Huîtres accrochées à la mangrove

Notre pirogue s’arrête au détour d’un banc de sable afin que nous puissions voir de plus près la mangrove. Le guide nous explique qu’elle est un habitat pour les hyènes! Elles sont de très bonnes nageuses nous dit-il. Étonnant! Nous n’avons pas croisé de hyènes ce jour-là, en revanche nous avons vu les traces de leur passage!

Petit arrêt sur un banc de sable du delta du Saloum
Petit arrêt sur un banc de sable
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Notre guide à la recherche de crabes!
Traces de pattes d'une hyène au delta du Saloum
Traces de pattes d’une hyène!

Visite de l’île de Mar Lodj

De retour à l’hôtel, nous repartons pour une visite de l’île. Mar Lodj compte plus de 5000 habitants et 4 villages. Nous nous dirigeons vers l’église pour assister à une messe. Près de l’église, 3 arbres emblématiques, un fromager, un rônier et un caïlcedrat mêlent leurs troncs. Cette union symbolise à merveille l’entente entre les trois religions pratiquées sur l’île : l’islam, le christianisme et l’animisme.

Direction l'église de Mar Lodj
Direction l’église de Mar Lodj

 

Des sacrifices sont pratiqués aux pieds de ces arbres. De nombreuses personnes viennent également déposer de l’argent dans une calebasse posée au sol. Il faut alors faire un vœu et passer entre les troncs! On espère que nos souhaits se réaliseront! 😉

Monia

MAr Lodj

Références
http://afrique.lepoint.fr/economie/senegal-un-royaume-de-mangrove-menace-par-la-deforestation-02-10-2017-2161463_2258.php
http://www.slateafrique.com/90143/la-mangrove-du-delta-du-saloum-ile-braconniers-pilleurs
http://www.au-senegal.com/mar-lodj-une-ile-phenomenale,3532.html
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/au-senegal-preserver-la-mangrove-est-une-question-de-survie_107735

 

L’île Serpent

Lors de notre séjour au Sénégal en avril dernier, l’une des premières merveilles que nous avons découverts fut l’île Serpent. Cette île, avec l’île Lougne, fait partie d’un archipel situé au large de Dakar, les îles de la Madeleine.
C’est une île inhabitée de 45 hectares accessible en pirogue (traversée d’environ 10 min depuis Dakar). Les visiteurs doivent quitter l’île avant la tombée de la nuit.

Île aux serpents
Île Serpent
Île aux serpents
Île Serpent

Cette île rocailleuse est à la fois étonnante et envoûtante. Surtout, n’ayez aucune crainte! Elle ne regorge pas de serpents comme son nom pourrait le suggérer :). « L’île Serpent » n’est qu’une déformation de « l’îlot Sarpan », son véritable nom. Sarpan était un sergent rebelle de l’armée française hostile à l’autorité et exclu sur l’île en guise de sanction.

Baobabs nains_Île Serpent
Baobabs nains_Île Serpent
Baobab nain_Île Serpent
Baobab nain_Île Serpent

L’île abrite un écosystème varié avec plus de 101 espèces d’arbres dont le le tamarin ou encore le baobab nain, l’un des symboles de l’île. On y croise également de nombreux oiseaux tels que des grands cormorans, des balbuzards pêcheurs, des fous de Bassan et des phaétons éthérés ( « pailles en queue », l’autre l’emblème de l’île).

Pailles en queue_Île Serpent
Pailles en queue_Île Serpent
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Île Serpent

Nous y avons passé une journée magique, à arpenter ses roches et observer la faune. Si un jour vous êtes de passage à Dakar, n’hésitez pas à vous y arrêter!

Monia

La team Sénégal 2018_Île Serpent
La team Sénégal 2018_Île Serpent

 

Infos pratiques

  • Le départ de la pirogue se fait au Parc national des îles de la Madeleine (PNIM) situé sur la Corniche ouest, juste après la Cour de Cassation, dans la baie de Soumbédioune (marché aux poissons)
  • Prévoir des chaussures de marche
  • Entrée du parc : 1 000 F / pers (~1,5 €)
  • Le guide : 5 000 F / groupe de pers (~7,5 €)
  • Pirogue : 4 000 F / pers (~6 €)
  • Parasol (optionnel) : 2 000 F (~3€)

Références
http://www.au-senegal.com/parc-de-la-madeleine,013.html
https://www.ilovesenegal.sn/A-la-decouverte-de-l-ile-aux-serpents_a679.html
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-37-00/item/54141-parc-national-des-iles-de-la-madeleine-dans-l-antre-sacre-du-genie-protecteur-de-dakar.html

 

Kora: la harpe ouest-africaine

Avez-vous déjà entendu le son d’une Kora? Sa douceur vous enivre et vous transporte… J’en suis complètement fan :). J’ai donc décidé de lui consacrer un article. Une histoire à découvrir ou à redécouvrir pour celles et ceux qui connaissent déjà cet instrument.

La kora, ou « harpe-luth », est un instrument à cordes originaire d’Afrique de l’ouest datant du 18ème siècle. Plus précisément, c’est un instrument mandingue. Les mandingues sont un peuple d’Afrique de l’ouest également connus sous les noms de Bambaras au Mali, de Dioulas en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso et de Malinkés en Guinée, au Sénégal et en Gambie. Il existe différents légendes autour de la naissance de la kora et son origine historique est controversée.

La kora classique (©Baragnouma)
La kora classique (©Baragnouma)

La kora est traditionnellement joué par les griots, musiciens professionnels mandingues. Les griots sont des conteurs d’histoires. Ils interprètent en public à la fois des poésies ou encore des généalogies familiales. Ils transmettent à l’oral l’histoire de leur peuple. Les musiques sont ainsi transmises de père en fils, traversant les générations. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le terme « griot » n’est pas d’origine africaine. Il tirerait son origine des mots portugais criado, « serviteur du maître », ou gritar, « crier ».

Griot malinké ©BNF Gallica
Griot madingue (©BNF Gallica)

La Kora est constituée d’une demi calebasse, qui fonctionne comme une caisse de résonance, d’une peau de bœuf tendue et d’un manche parcouru de 21 à 23 corde. Cette harpe est l’instrument africain à cordes le plus élaboré. Les cordes étaient anciennement constituées de boyaux. Aujourd’hui elles ont été remplacé par du fil de pêche en nylon.

Koras (©Mathaz CC - BY)
Koras (©Mathaz CC – BY)

Nous devons la popularisation de la Kora à de nombreux grands artistes. Parmi eux, Moussa Sissoko, Lamine Konté, Sekou Kouyate, Toumani & Sidiki Diabaté ou encore Ali Boulo Santo.

Je vous laisse avec une petite vidéo de Toumani & Sidiki Diabaté. J’espère que vous apprécierez :)!

Monia 

Références
La kora, harpe mandingue d’Afrique de l’Ouest – L’Influx
Mandingues, traditions et transmission – RTS Mali
La djèliya, l’art des griots mandingues en Île-de-France – L’île du monde

 

 

Aistou Cuisine

Le 21 juin 2018,

Aistou cuisine

Lorsque nous étions au Sénégal, nous avons craqué pour le moringa, une plante également appelée « arbre de vie ». Son pseudo, elle le doit à ses innombrables vertus! Riches en protéines, en antioxydants ou encore en vitamine C, le moringa est un véritable allié santé. Les feuilles de l’arbre de vie, souvent consommées en infusion, sont également utilisées en cuisine traditionnelle dans les sauces par exemple.

Moringa Olifeira
« L’arbre de vie »

Lors de notre séjour à Dakar, nous avons fait un stock de feuilles de moringa (réduites sous forme de poudre). Dernièrement, alors que je cherchais une recette sucrée pour faire des tests avec la poudre de moringa,  j’ai eu la chance de tomber sur une recette de cake à la farine de mil et moringa proposée par le blog Aistou Cuisine. En plus des desserts, j’y ai trouvé de nombreuses recettes de boissons et de plats.

Aistou Cuisine
Blog Aistou Cuisine

Le blog a également un onglet « PARTENARIATS » sur lequel je m’empresse de cliquer! Je découvre alors que Aistou Cuisine propose des créations de recettes, la rédaction d’articles ainsi que de la vidéo culinaire. Il ne m’en fallait pas plus pour prendre contact et en savoir plus. Comme vous le savez (ou pas encore si vous nous découvrez :)), nous souhaitons valoriser des produits agroalimentaires ouest-africains au sein d’une gamme de snacking. C’est pourquoi un partenaire pour la création de recettes nous intéresse.

Rapidement, Aistou Cuisine nous propose un rendez-vous téléphonique pour le 21 juin. Derrière le nom d’Aistou Cuisine se cache Aïssatou Mbaye. C’est une jeune maman sénégalaise de 28 ans qui vit à Paris depuis environ 8 ans.  Aïssatou est manager au sein d’une banque mais dès qu’elle quitte son attaché-case, Aïssatou enfile son tablier et se consacre à l’une de ses passions: la cuisine. C’est pour partager cette passion qu’Aïssatou crée son blog en 2015. Elle y revisite des recettes occidentales avec des produits ouest-africains. Son objectif est la valorisation des saveurs africaines à travers des recettes aux combinaisons originales. En plus de son blog, Aïssatou donne des cours de cuisine dans le 2ème arrondissement de Paris 1 fois/mois.

Aïssatou est très impliquée dans la valorisation des produits ouest-africain. Elle nous explique qu’en 2017 elle devient ambassadrice de « Smart Food ». La « Smart Food initiative », mise en place par l’ICRISAT (International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics) en partenariat avec le programme Feed the Future, vise à rendre certaines céréales, dont le mil et le sorgho, de nouveau attractives dans les zones semi-arides en Afrique et en Inde. Le but : éduquer tout un chacun, fermiers, consommateurs, travailleurs de santé, responsables gouvernementaux, aux nombreux avantages et usages du mil et du sorgho. Autant de pistes pour lutter en Afrique comme en Inde contre la malnutrition, l’obésité ou l’anémie. Ainsi, Aïssatou a développé des recettes à base de mil, d’arachide, de moringa et de sorgho sous le label Aistou Cuisine qu’elle a partagé sur les réseaux sociaux.

Smart food initiative

En 2017, Aïssatou participe également au challenge « Blogger Foodie Madness »organisé par Accor Hôtels. Le principe ? Pendant 16 semaines, 16 blogueurs culinaires originaires de 16 pays du monde s’affrontent pour tenter de décrocher un séjour à Singapour et assister au Food & Wine Festival by AccorHotels. Aïssatou fut la seule représentante africaine. Elle est arrivée en demi-final avec son super burger au poulet yassa. Bravo Aïssatou!! 🙂

Cette rencontre avec Aïssatou fut passionnante. Nous partageons le même objectif de valorisation des produits et saveurs africains encore peu connus en Europe.
Si vous recherchez de super recettes aux saveurs africaines, n’hésitez pas à faire un tour sur le blog d’Aïssatou!!

PS: Merci Aïssatou pour ta recette de cake au mil & moringa! On s’est régalés 😉

Cake mil & moringa
Cake au mil & moringa

Monia

 

Sénégal: l’heure du bilan

L'heure du bilan

Début mai, Montpellier.

Après presque un mois de vadrouille au Sénégal, on est revenus en France la tête remplie de souvenirs et surtout avec une idée bien précise du tournant que nous souhaitons donner à notre projet.

Avant notre départ pour Dakar, nous avons étudié l’environnement sénégalais sous différents angles (santé, numérique, éducation, agroalimentaire…) et nous nous sommes fixés plusieurs objectifs. A votre avis, les avons-nous atteints?
La réponse est oui et encore oui! 🙂 Bravo les copains!! (un peu d’auto-congratulation ne fait pas de mal).

Check list blog

Parmi les découvertes que nous avons le plus appréciées, il y a la gastronomie et les produits agroalimentaires sénégalais (enfin pas entièrement une découverte pour Mathy…). On en a pris plein les papilles!! Surtout, nous avons été ravis de faire connaissance avec différents fruits ouest africains, dont le fruit du baobab et le maad ou encore des plantes comme le kinkéliba et le moringa, aux milles vertus. D’ailleurs, au cours de notre immersion au Dakar Farmers Market, nous avions perçu toute la richesse du terroir sénégalais à travers différents produits transformés tels que les jus de baobab, les noix de cajou au sésame (gros coup de ❤) ou la purée de piment.

Si j’insiste sur la cuisine et les trésors agroalimentaires sénégalais, cela n’est pas innocent :). L’une des passions que nous partageons, Mathy, Edouard et moi-même, c’est l’expérience gustative et le bien manger. Valoriser et commercialiser des plantes et fruits d’Afrique de l’Ouest en France, en les incorporant à des produits transformés ? Tiens! En voila une bonne idée :). Au delà de notre amour pour « la bouffe », ce projet tirerait profit de nos compétences à tous les 3: la valorisation scientifique des produits concernés (Mathy & Monia), l’achat et le transport (Edouard), le marketing & la communication (Monia).
What else?!

Nous avons déjà démarré l’étude de marché et rencontré des acteurs indispensables à la réussite du projet, ici, dans la région de Montpellier. Pour en savoir plus suivez le lien La FABIC

Monia

SENAR – Les Délices Lysa

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Lundi 16 avril, Dakar.

Ce matin nous décidons d’aller visiter les boutiques des transformateurs-trices que nous avions rencontré(e)s au Dakar Farmers Market. Et peut-être aurons-nous l’occasion d’en savoir plus sur les produits, en rencontrant celles et ceux qui les côtoient au quotidien. En effet, sur le marché il y avait foule et il n’était pas toujours évident d’avoir un échange approfondi.

Après quelques péripéties, nous arrivons à bon port et sommes introduits à l’intérieur du bâtiment. Puis nous sommes chaleureusement accueilli(e)s par Sylvie Sagbo Gommard, la directrice adjointe de LYSA & CO, qui porte la marque SENAR – Les Délices Lysa. Nous ne nous attendions pas à un tel accueil, et mieux qu’une visite en boutique, nous avons la chance de nous assoir autour de la table et d’échanger pendant une bonne heure sur l’histoire et les activités de LYSA & CO, sur le parcours de Sylvie et sur notre projet au Sénégal.

Sylvie Sagbo
Sylvie Sagbo Gommard, Directrice adjointe de LYSA & CO

LYSA & CO est une SA sénégalaise basée à Dakar et spécialisée dans la transformation et la commercialisation d’arachides, de noix de cajou et de maïs. L’histoire de la marque SENAR – Les Délices Lysa est une histoire familiale. En 1977, Lydie Sagbo, la mère de Sylvie, commence à vendre des arachides transformées devant chez elle. En 1982, elle crée la marque SENAR (SEnegal ARachide) et commence à commercialiser sa production dans les supermarchés de Dakar. En 1987, l’entreprise étend son offre avec la vente de noix de cajou et de pop-corn sous la marque Les Délices Lysa (pour LYdie SAgbo).

Sylvie part faire ses études en France puis y lance sa carrière professionnelle, dans le domaine de la finance de marché, puis plus tard de la restauration avec l’ouverture d’un restaurant en région parisienne. Elle n’en suit pas moins de près l’aventure entrepreneuriale de sa mère et s’implique dans le développement de SENAR – Les Délices Lysa. Sylvie nous parle avec passion de l’histoire de la société, et nous avons pu saluer sa maman qui a fait une courte apparition dans la pièce. Bravo à cette femme qui a mis tant d’efforts à bâtir et faire vivre sa société !

En 2015, Sylvie revient au Sénégal et reprend les rênes de l’entreprise. L’idée est de la faire rentrer dans une nouvelle phase de croissance, et de saisir tout le potentiel de la marque et de ses produits. En 2017, LYSA & CO est créé, et le fonds TERANGA CAPITAL investit dans l’entreprise. Une nouvelle unité de transformation devrait voir le jour fin 2018, afin notamment de répondre à une demande croissante. Cette nouvelle phase devrait aussi permettre à la société d’accélérer son développement commercial et de conquérir de nouveaux marchés à l’export. La qualité des produits devrait sans nul doute conquérir le cœur des consommateurs du monde entier ! En mars 2018, la société a remporté le Prix d’Encouragement du Salon de l’Agriculture à Paris.

Aujourd’hui les produits sont principalement commercialisés dans les chaînes de distribution sénégalaises (Citydia, Exclusive, Auchan, Casino…), les hôtels (ex : Novotel) et en vente directe (ex : le fameux Dakar Farmers Market !).

Produits SENAR
Un aperçu de la gamme SENAR- Les Délices Lysa

Après avoir écouté attentivement les explications de Sylvie, nous passons à une autre étape, et pas des moins agréables, la dégustation !! Tout en savourant un beurre de cajou 100% naturel, Sylvie nous explique l’ensemble du process, de l’approvisionnement en local de la matière première à la transformation et la commercialisation de ses produits. L’entreprise met un point d’orgue à respecter un processus artisanal de transformation (tri minutieux, cuisson au feu de bois, salage au cœur), et d’utilisation d’ingrédients 100% naturel, gage de qualité. Et cela se ressent en bouche, un vrai délice ! Nous en apprenons beaucoup sur le fruit de l’anacardier, appelé la pomme de cajou, avec lequel on peut faire des confitures et des jus. Et la fameuse « amande » ou noix de cajou, celle que l’on retrouve sur la table. C’est également l’opportunité d’en apprendre plus sur les contraintes à l’export et à l’import (Union Européenne) des produits alimentaires transformés au Sénégal.

Pomme de cajou
La pomme de cajou, et en dessous l’amande cachée sous sa coque

La gamme de SENAR – Les Délices Lysa est très large, et Sylvie a encore beaucoup d’idées dans sa botte secrète ! Nous avons aussi pu tester le délicieux cajoutella, les cajous pralinées au sésame (personnellement mon coup de cœur), à l’anis, au gingembre, les cajous grillées/salées et nature, et les cacahuètes grillées. Autant dire que nous ne sommes pas repartis les mains vides !

Un grand merci à Sylvie pour son accueil chaleureux et le temps accordé, ce fut un plaisir de pouvoir échanger sur sa société et ressentir son énergie entrepreneuriale communicative !

D’ailleurs si vous voulez suivre les aventures de SENAR – Les Délices Lysa et les dernières recettes, ça se passe ici.

« Croquez un jour, Craquez toujours! »

Edouard

 

Biosene

Produits Biosene

Mercredi 18 avril, Dakar.

On recherche avec obsession du beurre de karité…Oui mais pas n’importe lequel ! Il faut qu’il soit local et 100% naturel.
La mère et la grand-mère de Mathy nous mettent en garde : le beurre de karité généralement vendu au Sénégal provient du Mali ou du Burkina Fasso et il est difficile d’avoir une traçabilité sur le processus de transformation de la noix. Le « Dakar Farmers Market » fait alors écho dans nos têtes ! On récupère les flyers des standistes récoltés durant l’évènement et celui de l’entreprise Biosene fait mouche : « 100% naturel », « Free GMO »,  « Beurre de karité » … what else ?! Nous décidons d’en savoir plus sur l’entreprise et ses produits. Direction la zone industrielle Sodida à Dakar, au pied de la radio dunya !

Arrivés dans la boutique, nous demandons s’il est possible de rencontrer un(e) commercial(e). Très naturellement, notre hôtesse nous indique le 1er étage. Nous sommes alors chaleureusement accueillis par Mao BA, le directeur adjoint de la société, et Mme Mame Rokhaya FALL, une des commerciales.

Biosene est une entreprise familiale leader dans la production et la transformation des produits agro-alimentaires et cosmétiques au Sénégal. Les matières premières sont issues de la récolte et de la cueillette locale : moringa, karité, hibiscus, jojoba, pain de singe, coco, miel…
La gamme de produits est variée : compléments alimentaires sous forme de poudre, feuilles, gélules, mais aussi produits cosmétiques formulés en crèmes, huiles ou beurres. Leur leitmotiv : santé & beauté pour un « mieux vivre » et un « mieux-être » de nos consommateurs.

L’histoire de Biosene débute en 2005. A cette époque, l’entreprise, fondée par l’incroyable Mame Khary DIENE,  est connue sous le nom des Laboratoires Bioessence. C’est une PMI spécialisée dans la cosmétique naturelle et biologique et les compléments alimentaires naturels.

Mame Khary Diene
Distinctions obtenues par Mame Khary DIENE

A l’origine, les Laboratoires Bioessence proposent exclusivement du beurre de karité et de l’huile de baobab certifié bio. Puis la société se diversifie avec une gamme de produits agro-alimentaires. En 2017, Les laboratoires Bioessence sont renommés Biosene. C’est alors la petite-sœur de Mame Khary DIENE, Salamba DIENE, qui reprend les rênes de l’entreprise.

Salamba Diene
Salamba DIENE

Les produits viennent essentiellement de Kédougou (Sénégal oriental) et Kolda où la société collabore avec des GIE (Groupement d’Intérêt Economique) de femmes transformatrices. Biosene s’inscrit clairement dans une volonté d’aide aux femmes sénégalaises et joue un véritable rôle social.

Au Sénégal, les produits Biosene sont distribués dans plusieurs supermarchés tels que les Casino et le Sea Plazza à Dakar. A l’international, Biosene exporte en France, aux Etats-Unis, au Canada et en Asie. Leurs produits sont distribués essentiellement dans les boutiques exotiques, l’objectif de la société à moyen terme etant de pénétrer le marché du Bio.

Parmi les challenges que l’entreprise doit relever, on compte d’abord celui de l’exportation. Il n’est pas évident de faire des envois depuis Dakar en respectant les délais et la qualité de la livraison. La meilleure solution serait d’avoir des distributeurs dans les pays cibles. Une autre problématique est celle du packaging. Biosene importe une partie de leur emballage de France afin de pouvoir exporter leurs produits dans les normes. Le packaging est un problème global au Sénégal et un réel frein à l’exportation. Aujourd’hui, Biosene travaille sur la création d’un site e-commerce afin de valoriser leur gamme de produits naturels.

Nous avons craqués et sommes repartis avec du beurre de karité évidemment (objectif atteint !!!) mais également des savons, de la poudre de baobab et de moringa !
A travers Biosene, nous avons découvert un Sénégal exigent quand à la qualité de ses produits transformés, dynamique sur le point de vue de l’innovation produit, et engagé socialement à travers ses partenariat avec des GIE de femmes transformatrices.

Nous souhaitons à Biosene une bonne continuation pour tous leurs projets et nous avons hâte de pouvoir retrouver leurs produits en France dans les magasins Bio 😉

Monia

La qualité Biosene
Ils font confiance à Biosene