La plateforme technologique du CIRAD fait son show

Vive le réseau!

Depuis que nous avons décidé d’orienter notre projet vers l’innovation agroalimentaire, nous avons tissé un réseau autour des acteurs du secteur dans la région de Montpellier. Ce sont des centres de recherche tels que Montpellier Supagro ou encore des industriels tels que Racines (dont on parle dans notre précédent article!).

C’est justement au cours d’une rencontre avec Philippe Gauthier, directeur de la société Racines, que nous avons eu vent de l’inauguration du projet « Techalim » (Technologie Alimentaire) au sein de la plateforme technologique du CIRAD. Le CIRAD est le Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement durable des régions tropicales et méditerranéennes. Racines, qui commercialise des produits alimentaires ethniques en provenance d’Afrique et de l’Océan Indien, collabore étroitement avec le CIRAD sur différents projets depuis déjà plusieurs années.

Nous nous empressons de nous inscrire à cette journée d’inauguration, qui sera bénéfique à notre projet!

La plateforme de technologie agroalimentaire du CIRAD fait peau neuve

Si la plateforme se fait un relooking, elle existe en réalité depuis 1986! Elle est gérée par l’Unité Mixte de Recherche (UMR) QualiSud.
L’UMR Qualisud est spécialisée dans le secteur du génie des procédés alimentaires et engage son expertise d’une part dans des projets de recherche en lien avec les pays du Sud, et d’autre part au service des entreprises agroalimentaires de la région.
Elle agit en particulier dans le secteur de la transformation de l’aliment, de son processus d’élaboration après récolte ou abattage jusqu’à l’évaluation de sa qualité sensorielle et nutritionnelle, de son bénéfice santé, de son innocuité et de ses propriétés technologiques.

La plateforme a été entièrement rénovée par le CIRAD et de nouveaux équipements ont été mis en place dans le cadre du projet « Techalim », qui a bénéficié d’un co-financement de l’ordre de 2 millions d’euros de l’État, la Région Occitanie, du FEDER, de Montpellier Méditerranée Métropole ainsi que du CIRAD.

La rénovation de la plateforme a été imaginée sous forme de 6 plateaux techniques, chacun consacré à une technologie ou une activité bien définie: déshydratation, séparation membranaire, technologie post-récolte, cuisson-fumage, une salle propre ISO 8 pour travailler sur la mise au point de produits et un plateau modulable consacré à la transformation des produits agricoles à forte teneur en eau.

Plateaux de la plateforme technologique du CIRAD
Les différents plateaux de la plateforme technologique du CIRAD

A l’occasion de cette rénovation, le CIRAD a organisé un showroom pour l’inauguration de la plateforme flambant neuve. Et nous étions là 🙂

La plateforme technologique fait son show: le jour J

Plateforme de technologie agroalimentaire du CIRAD
Lundi 8 octobre au CIRAD. Nous sommes conviés à 9:30 pour partager un petit-déjeuner, pendant ce temps la plateforme technologique se remplit progressivement. Plus d’une centaine de participants est attendue. Parmi eux, les représentants de Montpellier Méditerranée Métropole, des membres de la Région Occitanie, de l’Etat, de Montpellier Université d’Excellence (MUSE) et d’une quarantaine d’entreprises.

Inauguration plateforme technologique CIRAD
Arrivée des participants et premiers échanges

10:00 sonne alors l’ouverture de l’inauguration officielle qui débute avec un discours de Michel Eddi, PDG du Cirad. Son intervention est suivie par les discours de Mylène Fourcade, Vice-Présidente de Montpellier Méditerranée Métropole en charge de l’agroécologie et de l’alimentation, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, et enfin Laurent Carrié, Secrétaire général aux affaires régionales de Préfecture de la Région Occitanie.

Inauguration plateforme du CIRAD
De gauche à droite : Mylène Fourcade, Michel Eddi, Carole Delga, Vincent Fabre-Rousseau, directeur régional du Cirad en Occitanie, Laurent Carrié & Philippe Augé, Président de l’Université de Montpellier

Une fois l’intervention des officiels terminée et le joli ruban bleu blanc rouge coupé, place aux témoignages d’entreprises régionales qui ont développé des projets à travers la plateforme technologique.

La première intervenante est Laure Vidal, fondatrice de la start-up montpelliéraine Il était un fruit. L’entreprise propose une gamme de snacking sain, sans additifs et sans sucre ajouté sous forme de pétales de fruits et légumes séchés. Le CIRAD a accompagné la start-up dans l’élaboration du produit et la mise en place d’un procédé de fabrication innovant. Ce jour-là, nous avons eu la chance de déguster des pétales de pommes et de figues, un vrai délice!

Puis, c’est au tour du chocolatier perpignanais Cémoi et du groupe Lallemand d’apporter leurs témoignages. Les deux entreprises ont bénéficié de l’accompagnement du CIRAD pour les aider dans la maîtrise du processus de fermentation d’un cacao issu de Côte d’Ivoire. L’objectif de ce projet est de travailler sur certains arômes spécifiques du cacao, recherchés sur les marchés chinois et américains.

Enfin, la responsable qualité de la société Racines nous a présenté les travaux réalisés en partenariat avec le CIRAD: amélioration des techniques post-récolte du fonio et de séchage traditionnel du poisson.

L’éventail des possibilités au sein de la plateforme est donc très vaste! Du chocolat au poisson séché, elle offre une multitude d’opportunités de développement agroalimentaire.

Après un déjeuner placé sous le signe de l’exotisme, le CIRAD nous propose 4 ateliers ludiques pour nous plonger dans l’univers du développement et de l’innovation agroalimentaire.

Avec Edouard, nous décidons de commencer par l’atelier analyses sensorielles. Le laboratoire d’analyses sensorielles du CIRAD propose des expertises et des prestations de service aux projets de recherche menés sur une large gamme de produit avec un intérêt particulier pour les produits exotiques (cacao, fruits/légumes, thés…).
Après une introduction sur l’analyse sensorielle, on nous propose de rentrer dans la peau d’un « testeur » sur un échantillon de deux chocolats (test comparatif). Nous nous installons alors dans des box individuels sous lumière rouge. Devant nous, une grille de notation incluant divers critères tels que l’amertume, l’intensité, l’odeur cacao, l’astringence…

Nous continuons alors notre circuit découverte avec l’atelier microtomographie. Le microtomographe est un outil qui permet d’étudier en temps réel la structure interne des matrices alimentaires. Il permettrait, par exemple, de déterminer le niveau de maturation de certains fruits tels que la mangue pour aider à la prise de décision de récolte.

Nous nous dirigeons ensuite vers la plateforme de séchage-déshydratation de pétales de fruits et de légumes. Ce plateau inclus des séchoirs, une friteuse, une floconneuse et une machine sous-vide. Nous discutons un long moment avec un spécialiste devant les séchoirs de céréales et de fruits tropicaux (type mangue). Ces séchoirs ont été élaborés par des chercheurs du CIRAD et sont actuellement déployés dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, afin d’assurer aux agriculteurs une diversification de leurs sources de revenus.

Le jour du showroom, la patate douce fait sa belle. Elle est présente sous toutes ses formes: tubercule, chips et flocons. Les chips de patate douce sont un vrai délice! Nous repartirons d’ailleurs avec des plants à mettre en pot à la maison 🙂

Nous finissons par l’atelier séparation membranaireCe plateau technique est dédié à l’obtention de jus exotiques (agrumes, figue de Barbarie, pastèque, hibiscus, mûre andine, açaï, pomme cajou, margines d’olives, pulpe de café…) et à la production d’extraits végétaux.

Cette journée d’inauguration a été riche en apprentissage. Aujourd’hui, nous appréhendons mieux les opportunités qui peuvent s’offrir à nous dans le cadre de notre projet entrepreneurial. Ce genre d’événement est également une excellente occasion d’élargir notre réseau et échanger autour du domaine de l’agroalimentaire.

Monia

Capp’O Sud

caposud

Mardi 5 juin, Montpellier.

Lorsque nous avons décidé de cibler la transformation agroalimentaire, nous avons tout de suite pensé à l’Institut National d’Etude Supérieures Agronomiques de Montpellier, aussi connu sous le nom de Montpellier SupAgro. C’est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, doté du statut de Grand établissement.

SupAgro, les chiffres clés
Parmi les services proposés par SupAgro, deux nous ont particulièrement intéressés: l’incubateur d’entreprises Agro Valo Méditerranée et la Cellule d’Appui aux Porteurs de Projet Orientés Sud, Capp’O Sud. C’est elle que nous avons rencontrée.

Capp’O Sud s’adresse à tous les porteurs de projet au Sud, qui souhaitent créer une activité ou une entreprise dans un pays du Maghreb, d’Afrique de l’Ouest, d’Amérique latine ou d’Asie. Tiens ça tombe bien! Nous sommes porteurs de projet et nous souhaitons travailler avec l’Afrique de l’Ouest! 🙂
Cette cellule met au service des porteurs de projet l’expertise, l’expérience et l’important réseau de contacts d’un campus au rayonnement international sur les thèmes de l’agronomie et du développement agricole, de l’agro-alimentaire et de l’environnement. Cet appui est aussi bien scientifique et technique que méthodologique.
Capp’O Sud dispose de partenariats avec de nombreuses universités ouest-africaines. Au Sénégal, la cellule collabore avec l’Institution Sainte Jeanne d’Arc, l’Université Gaston Bergé, l’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar et l’ITA (Institut de Technologie Alimentaire). La cellule collabore également avec des incubateurs, des ONGs et des programmes de développement. La majeure partie de son activité est située en Afrique.

Nous avons contacté Mr Christian Baranger, Chargé de projet et animateur de la cellule Capp’O Sud. Mr Baranger possède un parcours professionnel impressionnant. Il a travaillé, entre autres, au Ministère de l’Agriculture, ainsi qu’au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), dans l’Océan indien et au Brésil. Il a œuvré pour la Coopération Française en République Centrafricaine (appui aux structures rurales et accompagnement aux porteurs de micro-projets individuels). Depuis 4 ans, il est Chargé de Mission au sein du service «Développement, Expertise, Formation, Ingénierie pour le Sud » (DEFIS) de l’Institut des régions Chaudes (IRC) de Montpellier SupAgro. C’est le service DEFIS qui anime la cellule Capp’O Sud!

L'Equipe DEFIS
L’équipe du service DEFIS

Nous avons été chaleureusement accueillis à l’IRC, qui héberge la Cellule Capp’O Sud. Surprise, Mr Baranger n’était pas seul! Il était accompagné par Mme Christine Moretti, Chef de projet au service DEFIS. Mme Moretti est Ingénieure d’études à Montpellier SupAgro depuis bientôt 10 ans. Elle participe au montage et à la mise en œuvre de projets de coopération internationale et d’expertise avec des partenaires de pays en développement (Afrique, Amérique du Sud, Asie).
Autant dire que nous étions en présence de poids lourds du montage de projet en Afrique!

 

Après un bon café, nous nous installons dans une salle de réunion au 1er étage. Mr Baranger nous décrit les différentes missions de Capp’O Sud. En particulier, celle de  l’accompagnement de porteurs de projet externes mais également d’étudiants de SupAgro dans la création d’entreprise. Capp’O Sud joue un rôle important dans la sensibilisation des étudiants de l’IRC à l’entrepreneuriat en proposant différents cursus et modules dédiés à la création d’entreprise. La cellule a également établi de nombreux partenariats avec des incubateurs au Sud tels que La Fabrique (Burkina Faso), MakeSense (Sénégal), Cluster Menara (Maroc), SENS (Bénin), Jokkolabs (Côte d’Ivoire), Transform IECD (Côte d’ivoire).

Afin de valider leur formation, les étudiants sont soumis à un cas entrepreneurial. Soit le cas concerne leur propre projet, soit ils choisissent de travailler sur celui d’un porteur de projet externe (comme le nôtre par exemple, sacrée coïncidence!).

Dans le cas où nous collaborerions avec l’IRC, les étudiants (avec l’appui des experts/chercheurs de la cellule Capp’O Sud), prendraient en charge:

  • la bibliographie scientifique
  • l’aide dans l’élaboration de la recette/des mélanges
  • les tests produits en laboratoire (dans la Halle Technologique du CIRAD): analyses nutritionnelles et gustatives, composition, process, impact de la cuisson, sélection d’ingrédients adaptés…
  • le passage du stade artisanal au stade semi-industriel ou industriel
  • le sourcing des ingrédients en Afrique

Collaborer avec Capp’O Sud nous permettrait à la fois de soutenir des étudiants du Sud dans leur formation, élargir notre réseau en Afrique de l’Ouest et concrétiser une part importante de notre projet :).

Cette rencontre a été riche en informations et marque peut-être le début d’une future collaboration. Merci à Mr Baranger et Mme Moretti pour leur écoute et leur intérêt 🙂

A très vite pour la suite de l’aventure!

Monia

 

 

Sénégal: l’heure du bilan

L'heure du bilan

Début mai, Montpellier.

Après presque un mois de vadrouille au Sénégal, on est revenus en France la tête remplie de souvenirs et surtout avec une idée bien précise du tournant que nous souhaitons donner à notre projet.

Avant notre départ pour Dakar, nous avons étudié l’environnement sénégalais sous différents angles (santé, numérique, éducation, agroalimentaire…) et nous nous sommes fixés plusieurs objectifs. A votre avis, les avons-nous atteints?
La réponse est oui et encore oui! 🙂 Bravo les copains!! (un peu d’auto-congratulation ne fait pas de mal).

Check list blog

Parmi les découvertes que nous avons le plus appréciées, il y a la gastronomie et les produits agroalimentaires sénégalais (enfin pas entièrement une découverte pour Mathy…). On en a pris plein les papilles!! Surtout, nous avons été ravis de faire connaissance avec différents fruits ouest africains, dont le fruit du baobab et le maad ou encore des plantes comme le kinkéliba et le moringa, aux milles vertus. D’ailleurs, au cours de notre immersion au Dakar Farmers Market, nous avions perçu toute la richesse du terroir sénégalais à travers différents produits transformés tels que les jus de baobab, les noix de cajou au sésame (gros coup de ❤) ou la purée de piment.

Si j’insiste sur la cuisine et les trésors agroalimentaires sénégalais, cela n’est pas innocent :). L’une des passions que nous partageons, Mathy, Edouard et moi-même, c’est l’expérience gustative et le bien manger. Valoriser et commercialiser des plantes et fruits d’Afrique de l’Ouest en France, en les incorporant à des produits transformés ? Tiens! En voila une bonne idée :). Au delà de notre amour pour « la bouffe », ce projet tirerait profit de nos compétences à tous les 3: la valorisation scientifique des produits concernés (Mathy & Monia), l’achat et le transport (Edouard), le marketing & la communication (Monia).
What else?!

Nous avons déjà démarré l’étude de marché et rencontré des acteurs indispensables à la réussite du projet, ici, dans la région de Montpellier. Pour en savoir plus suivez le lien La FABIC

Monia

SENAR – Les Délices Lysa

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Lundi 16 avril, Dakar.

Ce matin nous décidons d’aller visiter les boutiques des transformateurs-trices que nous avions rencontré(e)s au Dakar Farmers Market. Et peut-être aurons-nous l’occasion d’en savoir plus sur les produits, en rencontrant celles et ceux qui les côtoient au quotidien. En effet, sur le marché il y avait foule et il n’était pas toujours évident d’avoir un échange approfondi.

Après quelques péripéties, nous arrivons à bon port et sommes introduits à l’intérieur du bâtiment. Puis nous sommes chaleureusement accueilli(e)s par Sylvie Sagbo Gommard, la directrice adjointe de LYSA & CO, qui porte la marque SENAR – Les Délices Lysa. Nous ne nous attendions pas à un tel accueil, et mieux qu’une visite en boutique, nous avons la chance de nous assoir autour de la table et d’échanger pendant une bonne heure sur l’histoire et les activités de LYSA & CO, sur le parcours de Sylvie et sur notre projet au Sénégal.

Sylvie Sagbo
Sylvie Sagbo Gommard, Directrice adjointe de LYSA & CO

LYSA & CO est une SA sénégalaise basée à Dakar et spécialisée dans la transformation et la commercialisation d’arachides, de noix de cajou et de maïs. L’histoire de la marque SENAR – Les Délices Lysa est une histoire familiale. En 1977, Lydie Sagbo, la mère de Sylvie, commence à vendre des arachides transformées devant chez elle. En 1982, elle crée la marque SENAR (SEnegal ARachide) et commence à commercialiser sa production dans les supermarchés de Dakar. En 1987, l’entreprise étend son offre avec la vente de noix de cajou et de pop-corn sous la marque Les Délices Lysa (pour LYdie SAgbo).

Sylvie part faire ses études en France puis y lance sa carrière professionnelle, dans le domaine de la finance de marché, puis plus tard de la restauration avec l’ouverture d’un restaurant en région parisienne. Elle n’en suit pas moins de près l’aventure entrepreneuriale de sa mère et s’implique dans le développement de SENAR – Les Délices Lysa. Sylvie nous parle avec passion de l’histoire de la société, et nous avons pu saluer sa maman qui a fait une courte apparition dans la pièce. Bravo à cette femme qui a mis tant d’efforts à bâtir et faire vivre sa société !

En 2015, Sylvie revient au Sénégal et reprend les rênes de l’entreprise. L’idée est de la faire rentrer dans une nouvelle phase de croissance, et de saisir tout le potentiel de la marque et de ses produits. En 2017, LYSA & CO est créé, et le fonds TERANGA CAPITAL investit dans l’entreprise. Une nouvelle unité de transformation devrait voir le jour fin 2018, afin notamment de répondre à une demande croissante. Cette nouvelle phase devrait aussi permettre à la société d’accélérer son développement commercial et de conquérir de nouveaux marchés à l’export. La qualité des produits devrait sans nul doute conquérir le cœur des consommateurs du monde entier ! En mars 2018, la société a remporté le Prix d’Encouragement du Salon de l’Agriculture à Paris.

Aujourd’hui les produits sont principalement commercialisés dans les chaînes de distribution sénégalaises (Citydia, Exclusive, Auchan, Casino…), les hôtels (ex : Novotel) et en vente directe (ex : le fameux Dakar Farmers Market !).

Produits SENAR
Un aperçu de la gamme SENAR- Les Délices Lysa

Après avoir écouté attentivement les explications de Sylvie, nous passons à une autre étape, et pas des moins agréables, la dégustation !! Tout en savourant un beurre de cajou 100% naturel, Sylvie nous explique l’ensemble du process, de l’approvisionnement en local de la matière première à la transformation et la commercialisation de ses produits. L’entreprise met un point d’orgue à respecter un processus artisanal de transformation (tri minutieux, cuisson au feu de bois, salage au cœur), et d’utilisation d’ingrédients 100% naturel, gage de qualité. Et cela se ressent en bouche, un vrai délice ! Nous en apprenons beaucoup sur le fruit de l’anacardier, appelé la pomme de cajou, avec lequel on peut faire des confitures et des jus. Et la fameuse « amande » ou noix de cajou, celle que l’on retrouve sur la table. C’est également l’opportunité d’en apprendre plus sur les contraintes à l’export et à l’import (Union Européenne) des produits alimentaires transformés au Sénégal.

Pomme de cajou
La pomme de cajou, et en dessous l’amande cachée sous sa coque

La gamme de SENAR – Les Délices Lysa est très large, et Sylvie a encore beaucoup d’idées dans sa botte secrète ! Nous avons aussi pu tester le délicieux cajoutella, les cajous pralinées au sésame (personnellement mon coup de cœur), à l’anis, au gingembre, les cajous grillées/salées et nature, et les cacahuètes grillées. Autant dire que nous ne sommes pas repartis les mains vides !

Un grand merci à Sylvie pour son accueil chaleureux et le temps accordé, ce fut un plaisir de pouvoir échanger sur sa société et ressentir son énergie entrepreneuriale communicative !

D’ailleurs si vous voulez suivre les aventures de SENAR – Les Délices Lysa et les dernières recettes, ça se passe ici.

« Croquez un jour, Craquez toujours! »

Edouard

 

Biosene

Produits Biosene

Mercredi 18 avril, Dakar.

On recherche avec obsession du beurre de karité…Oui mais pas n’importe lequel ! Il faut qu’il soit local et 100% naturel.
La mère et la grand-mère de Mathy nous mettent en garde : le beurre de karité généralement vendu au Sénégal provient du Mali ou du Burkina Fasso et il est difficile d’avoir une traçabilité sur le processus de transformation de la noix. Le « Dakar Farmers Market » fait alors écho dans nos têtes ! On récupère les flyers des standistes récoltés durant l’évènement et celui de l’entreprise Biosene fait mouche : « 100% naturel », « Free GMO »,  « Beurre de karité » … what else ?! Nous décidons d’en savoir plus sur l’entreprise et ses produits. Direction la zone industrielle Sodida à Dakar, au pied de la radio dunya !

Arrivés dans la boutique, nous demandons s’il est possible de rencontrer un(e) commercial(e). Très naturellement, notre hôtesse nous indique le 1er étage. Nous sommes alors chaleureusement accueillis par Mao BA, le directeur adjoint de la société, et Mme Mame Rokhaya FALL, une des commerciales.

Biosene est une entreprise familiale leader dans la production et la transformation des produits agro-alimentaires et cosmétiques au Sénégal. Les matières premières sont issues de la récolte et de la cueillette locale : moringa, karité, hibiscus, jojoba, pain de singe, coco, miel…
La gamme de produits est variée : compléments alimentaires sous forme de poudre, feuilles, gélules, mais aussi produits cosmétiques formulés en crèmes, huiles ou beurres. Leur leitmotiv : santé & beauté pour un « mieux vivre » et un « mieux-être » de nos consommateurs.

L’histoire de Biosene débute en 2005. A cette époque, l’entreprise, fondée par l’incroyable Mame Khary DIENE,  est connue sous le nom des Laboratoires Bioessence. C’est une PMI spécialisée dans la cosmétique naturelle et biologique et les compléments alimentaires naturels.

Mame Khary Diene
Distinctions obtenues par Mame Khary DIENE

A l’origine, les Laboratoires Bioessence proposent exclusivement du beurre de karité et de l’huile de baobab certifié bio. Puis la société se diversifie avec une gamme de produits agro-alimentaires. En 2017, Les laboratoires Bioessence sont renommés Biosene. C’est alors la petite-sœur de Mame Khary DIENE, Salamba DIENE, qui reprend les rênes de l’entreprise.

Salamba Diene
Salamba DIENE

Les produits viennent essentiellement de Kédougou (Sénégal oriental) et Kolda où la société collabore avec des GIE (Groupement d’Intérêt Economique) de femmes transformatrices. Biosene s’inscrit clairement dans une volonté d’aide aux femmes sénégalaises et joue un véritable rôle social.

Au Sénégal, les produits Biosene sont distribués dans plusieurs supermarchés tels que les Casino et le Sea Plazza à Dakar. A l’international, Biosene exporte en France, aux Etats-Unis, au Canada et en Asie. Leurs produits sont distribués essentiellement dans les boutiques exotiques, l’objectif de la société à moyen terme etant de pénétrer le marché du Bio.

Parmi les challenges que l’entreprise doit relever, on compte d’abord celui de l’exportation. Il n’est pas évident de faire des envois depuis Dakar en respectant les délais et la qualité de la livraison. La meilleure solution serait d’avoir des distributeurs dans les pays cibles. Une autre problématique est celle du packaging. Biosene importe une partie de leur emballage de France afin de pouvoir exporter leurs produits dans les normes. Le packaging est un problème global au Sénégal et un réel frein à l’exportation. Aujourd’hui, Biosene travaille sur la création d’un site e-commerce afin de valoriser leur gamme de produits naturels.

Nous avons craqués et sommes repartis avec du beurre de karité évidemment (objectif atteint !!!) mais également des savons, de la poudre de baobab et de moringa !
A travers Biosene, nous avons découvert un Sénégal exigent quand à la qualité de ses produits transformés, dynamique sur le point de vue de l’innovation produit, et engagé socialement à travers ses partenariat avec des GIE de femmes transformatrices.

Nous souhaitons à Biosene une bonne continuation pour tous leurs projets et nous avons hâte de pouvoir retrouver leurs produits en France dans les magasins Bio 😉

Monia

La qualité Biosene
Ils font confiance à Biosene

 

Proplast Industrie

Header

Lundi 16 avril, Dakar.

Cette après-midi nous avons rendez-vous avec Macoumba DIAGNE, Directeur de PROPLAST INDUSTRIE et Manager du Cabinet ESPERE Sénégal. Nous sommes accueilli(e)s chaleureusement, comme à notre habitude, et nous nous asseyons autour de la table. L’entreprise PROPLAST INDUSTRIE se positionne à sa création comme le leader du recyclage de déchets plastiques au Sénégal.

Macoumba nous raconte dans un premier temps son parcours. Comptable de formation, il dispose d’une expérience en ingénierie financière et s’est ensuite spécialisé en développement durable. A l’issu de ses études il décide de monter un cabinet qui accompagne les porteurs de projets sénégalais (Centre d’Appui et de Promotion de l’Entrepreneuriat au Sénégal). C’est par ce biais qu’il effectue une formation en développement durable auprès du directeur France du Cabinet ESPERE. ESPERE est un bureau d’étude travaillant sur les thématiques du développement durable, du changement climatique (bilans carbone) et de l’accompagnement en RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Macoumba lui propose de créer une antenne au Sénégal, ce qui est chose faite en 2007.

Macoumba DIAGNE
Macoumba DIAGNE, Directeur de PROPLAST INDUSTRIE

En travaillant sur les bilans carbone des entreprises locales, il prend connaissance du centre de traitement des déchets plastiques PROPLAST, alors financé et géré par l’ONG italienne LVIA. Grâce à un bilan carbone positif, le crédit carbone de PROPLAST est racheté par le cabinet ESPERE et l’argent redistribué aux 14 femmes travaillant dans le centre de traitement. Macoumba reconnaît la compétence des femmes et voit dans le centre une activité à fort potentiel, qu’il faut développer et professionnaliser. Il souhaite aussi mettre à profit sur le terrain ce qu’il a appris à travers ses formations. En s’associant à ESPERE (dont les membres acceptent de baisser leur masse salariale de 10% en France pour soutenir le projet !), Macoumba reprend l’activité de l’ONG et crée la SARL PROPLAST INDUSTRIE en 2010. Le centre de traitement est basé à Thiès (à 70 km de Dakar).

Centre THIES
Le centre de tri et de recyclage de Thiès

Un véritable travail de sensibilisation est effectué par Macoumba auprès des femmes du centre, afin d’emmener l’entreprise vers un modèle économique rentable. PROPLAST entame alors un partenariat avec la SIMPA (Société Industrielle et Moderne des Plastiques Africains), acteur majeur de l’emballage, qui rachète le plastique recyclé par le centre de Thiès. De 6T/mois collectées en 2011, PROPLAST passe à 30T/mois en 2014. Afin d’augmenter la productivité, il faut plus de plastique, et l’idée de RECUPLAST commence à germer. En communiquant massivement sur le fait que le plastique ne doit plus être considéré comme un « déchet » mais comme une ressource, le projet est lancé en 2015. RECUPLAST se veut être un système de réseau de collecte et point de vente pour acheter les déchets plastiques et vendre des produits issus du recyclage de ceux-ci. Une économie circulaire est ainsi créée autour du plastique. L’incitation financière (le particulier gagne de l’argent en déposant son plastique, le responsable du point de collecte en vendant des objets recyclés) est dans ce cas un excellent moyen de faire bouger les lignes. Aujourd’hui 8 points de collecte existent à Dakar, et l’objectif de RECUPLAST est de couvrir tout le territoire. Un partenariat avec Orange Money (système de paiement mobile très utilisé au Sénégal) est en cours, qui permettra de faciliter les transactions entre RECUPLAST et les utilisateurs.

Point de collecte
Un des points de collecte RECUPLAST

Le projet adresse deux problématiques essentielles au pays, que nous avons pu observer de nos propres yeux lors de nos voyages et déplacements : vider les rues et les champs des déchets plastiques ; et créer de l’emploi en embauchant des gens pour s’occuper des points de collecte. Le Ministre de l’Environnement sénégalais listait ainsi en 2017 tous les maux liés aux plastiques jetés dans la nature : « encombrement des caniveaux et des égouts, contribuant ainsi à la récurrence de déversement des eaux usées ou des inondations », « dégradation des terres de culture qui entraîne une baisse des surfaces agricoles, du taux d’infiltration et par conséquent la réduction du rendement agricole », « brûlage des déchets plastiques entraînant la production de polluants (…) tels que les dioxines furanes qui provoquent le cancer, l’irritation des yeux ainsi que des maladies cardiovasculaires et respiratoires », « mortalité accrue par indigestion et étouffement au niveau du bétail et de la faune due aux sachets plastiques* ». Sans compter l’impact touristique…

Pollution plastique

Pollution plastique
Un canal pollué de Dakar, en contact direct avec l’océan

L’activité de PROPLAST explose à partir de 2015 avec 120T de plastique collectées chaque mois. Le personnel du centre de traitement augmente en conséquence, de 25 à 240 personnes en l’espace de quelques années. La baisse du prix du pétrole en 2016 impacte l’activité, et le marché devient aussi plus concurrentiel. L’innovation apparaît alors essentielle : Macoumba lance la campagne « Une famille une poubelle », un projet de distribution d’un million de poubelle en partenariat avec la SIMPA (qui produit la poubelle), coûtant chacune 6000 CFA. Soit un projet de 6Mds CFA.

Une famille une poubelle
Campagne « Une famille, une poubelle »

En 2016 est créé le label Waste&Hope, qui a pour objectif de valoriser les ressources plastiques inexploitées, et de répartir équitablement les revenus issus de cette valorisation. Waste&Hope soutient l’initiative PROPLAST et lui permet notamment de vendre ses granulés recyclés en Europe. (A noter également le projet Le Pavé, en collaboration avec PROPLAST).

PROPLAST a donc réussi à transformer le défi de la pollution plastique en opportunité. Macoumba nous confie que désormais, il reste à impliquer les populations et mettre en place un réseau formel et professionnalisé. Une nouvelle usine de traitement est actuellement en construction à Thiès !

Nous avons été impressionné(e)s par la force de caractère de Macoumba et sa volonté de faire bouger les choses, et nous souhaitons à PROPLAST une pleine réussite dans sa stratégie « Ensemble pour un Sénégal sans déchets plastiques » !!

Edouard

Photo collective

*Dakar-Echo.com, http://www.dakar-echo.com/senegal-sans-dechets-plastiques-un-partenariat-entre-tous-les-acteurs-en-vue-dune-gestion-durable/

OuiCarry

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Samedi 14 avril, Dakar

Aujourd’hui, direction le centre de Dakar pour une rencontre avec Oumar YAM, co-fondateur de la société OuiCarry. Armé(e)s de notre appareil photo caméra, de notre calepin et surtout de notre enthousiasme pour ce deuxième RDV entrepreneurial, nous arrivons avec 15min d’avance. Oumar nous réserve un accueil chaleureux et nous invite à s’installer dans son bureau. Auparavant il s’agissait de la salle de réunion, mais l’équipe s’étant rapidement agrandie au cours des deux dernières années, la pièce n’était plus adaptée !

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Oumar Yam, co-fondateur de OuiCarry

OuiCarry est une SAS fondée en 2012 par Oumar YAM, Youssou NDIAYE et Olab ADJOVI. Aujourd’hui, l’entreprise compte 20 personnes. Elle propose un service de livraison qui fait le lien entre des sites de vente en ligne internationaux et des particuliers au Sénégal, et désormais aussi des entreprises. Envie de cette robe vue sur le site de Zara ou de ce smartphone sur Amazon, mais impossible de se faire livrer directement chez vous au Sénégal ? Aucun problème, vous payez en ligne en mettant l’adresse de OuiCarry en France, en Chine, ou aux USA. Une fois livrée dans sa succursale parisienne, ou via ses partenaires chinois et américains, l’entreprise organise l’acheminement jusqu’à Dakar, puis distribue les produits à travers tout le Sénégal. Vous n’avez pas de carte bancaire ? OuiCarry vous encaisse le montant du prix de l’article en cash et vous payez la prestation logistique à la livraison en cash ou par Orange Money.

Oumar a effectué un Master en Economie, spécialité transport et logistique, à l’Université de Montpellier. Rentré au Sénégal dans la foulée, il a dans un premier temps crée avec Youssou la société Speed Mail Service (entre temps devenue PanExpress), qui faisait de la livraison au niveau local. Assez vite, ils souhaitent s’internationaliser et concurrencer les « grands » de la livraison présents sur place, comme DHL, Bolloré ou La Poste, qui pratiquent des prix rédhibitoires pour la plupart des sénégalais. Oumar se rend également compte qu’il ne peut plus effectuer aussi facilement les achats en ligne qu’il réalisait lorsqu’il vivait en France, et doit souvent attendre plusieurs semaines avant que quelqu’un puisse lui ramener le colis. L’idée commence alors à germer. Olab, basé sur Paris, cherche des partenaires présents au Sénégal. Dans un 1er temps le projet est de concurrencer les colis GP, le seul système permettant de se faire livrer des produits non disponibles au Sénégal et à un coût abordable. Mais il faut souvent attendre des semaines avant l’arrivée du particulier qui voyage et transporte le colis avec lui. Cependant le business model n’est pas viable, et Speed Mail décide de se spécialiser sur la clientèle e-commerce : OuiCarry est née !

A partir de Dakar, la société livre en 24-48h partout au Sénégal. Elle utilise sa propre flotte pour livrer à Dakar, et un sous-traitant pour livrer en région. Contrairement à ce qui est souvent dit du Sénégal, la principale problématique de livraison (du moins pour OuiCarry) n’est pas l’adressage. L’entreprise connait parfaitement le terrain et avec un numéro de téléphone, arrive toujours à trouver son client. La difficulté est plutôt du côté du paiement, avec des personnes qui doivent sortir de chez eux à l’arrivée du coursier pour trouver l’argent ou faire la monnaie au bout de la rue.

Divisée en 3 départements, Logistique, Finance et Commercial, c’est la partie service client qui est la plus importante, car beaucoup de chemin reste à parcourir pour sensibiliser les consommateurs sénégalais au e-commerce (certains clients viennent même dans les locaux de OuiCarry pour décrire le produit qu’ils recherchent, car ils ne savent pas utiliser l’ordinateur et internet). Pour Oumar, c’est la principale force de OuiCarry, en plus de l’assurance transport proposée en cas de perte ou de casse.

Une partie de l'équipe de Ouicarry à Dakar
Une partie de l’équipe de OuiCarry à Dakar

Depuis 2012, 4000 personnes ont déjà utilisé le service, dont un grand nombre de « fidèles ». Les produits commandés sont principalement du textile (habits et chaussures) et de l’électronique. La majorité des commandes sont faites par e-mail, et le paiement réalisé en cash (90% des commandes). Les principales zones de consommation correspondent aux pôles universitaires (Dakar, Saint Louis, Ziguinchor et Touba) et à la ville de Saly (lieu de résidence de nombreux expatriés).

OuiCarry prévoit de se développer sur l’Afrique de l’Ouest. Le marché sénégalais est en effet encore trop petit pour qui compte réellement développer son business. L’internationalisation est donc une nécessité, même pour un marché de niche. L’entreprise a déjà testé son système au Mali, au Togo, au Bénin et en Côte d’Ivoire. Pour Oumar, une présence sur place nécessiterait une seconde levée de fonds (après une première levée début 2017, effectuée auprès de Teranga Capital). Une des principales problématiques au Sénégal reste la fiscalité des entreprises, assez lourde (on peut citer la patente, taxe sur les loyers qui va bientôt passer de 10 à 15%) ; pour faire simple, l’Etat ne fera pas de différence entre une startup qui n’est pas encore rentable et un grand groupe qui fait des bénéfices.

La société a démarré sa communication, comme de nombreuses startups ici, en misant sur Facebook et le bouche à oreille. Puis elle a élargi sa com avec un blog, une newsletter et en optimisant son référencement. Selon Oumar,  la principale difficulté est de trouver des compétences qui permettent de réaliser une com ciblée directement sur la clientèle visée par OuiCarry, dans la mesure où la société est un intermédiaire.

Parmi ses partenaires clés, OuiCarry compte la Sonatel (Orange), dont elle a remporté le prix Orange Fab en 2016. Cela lui a permis d’occuper des locaux dédiés et de bénéficier d’une importante visibilité, de conseils pour professionnaliser la startup, ainsi que d’un large carnet d’adresse. Nous avons en effet remarqué, depuis le début de nos recherches, qu’Orange est un partenaire quasi incontournable des startups qui se lance dans le digital ici.

Pour Oumar, le futur défi de la logistique régionale réside dans l’internationalisation. Il coûte aujourd’hui moins cher d’envoyer un courrier de Dakar à Paris que de Dakar à Bamako (Mali). Pourtant la sous-région est une Union Économique (et donc douanière), mais beaucoup de chemin reste à parcourir pour fluidifier les échanges.

OuiCarry héberge dans ses locaux les réunions de l’association des startups du Sénégal. Précurseur dans la nouvelle vague d’entreprenariat qui émerge, la société met en effet un point d’orgue à accueillir et aider les jeunes pousses dakaroises.

Nous avons passé un très bon moment et appris beaucoup de choses, qui nous seront très utiles dans le développement de notre projet. Merci OuiCarry, et bonne chance pour votre développement !

Edouard

Selfie avec Oumar Yam
Merci OuiCarry!