Natexpo 2018 à Lyon

Dimanche 23 septembre, Lyon.

Une fois n’est pas coutume, nous nous levons à 6h du matin un dimanche pour nous rendre au salon Natexpo à Lyon: le salon international des professionnels de la bio. C’est un sujet incontournable pour nous, les ingrédients et produits que nous souhaitons valoriser seront bio, aussi bien pour des raisons environnementales que commerciales. Alors le bio aujourd’hui, c’est sûr, ça n’est pas parfait, mais c’est déjà un bon début!

Reflet d’un marché en pleine explosion, le salon se tient désormais chaque année, en alternance entre Paris et Lyon. C’est LE rendez-vous des professionnels de la bio, qu’il s’agisse des acteurs historiques ou des nouveaux entrants: fabricants, distributeurs, fournisseurs, PAI, consultants…difficile de ne pas trouver un produit ou une information que l’on recherche. Natexpo en quelques chiffres: 700 exposants, 50 conférences et 10 000 visiteurs. Le marché de la bio en France en 2017, c’est 8,3Mds d’euros et une augmentation de 17% par rapport à 2016 (source: Agence Bio).

Démarrage en douceur, il ne faut pas oublier que l’on est dimanche matin, il n’y a pas encore foule. Nous faisons un passage par la Galerie des Nouveautés, située à l’entrée du salon, où l’on peut découvrir en exclusivité les innovations des exposants. Parmi celles que j’ai retenu, les framboises séchées de Biofruisec, des cookies sans gluten et vegan noisette chocolat, la farine de pépins de courge de Bioplanète ou encore un jambon sans sels nitrités (ceux qui donnent à la charcuterie sa belle teinte rosée, mais accusés d’être un cancérogène probable).

Nouveautés
La Galerie des Nouveautés

Nous faisons un petit repérage dans les allées puis nous nous dirigeons vers notre première conférence, sur l’importation des ingrédients et produits bio: des intervenants de qualité et un sujet qui nous concerne directement! Après la pause déjeuner, nous commençons notre tournée des stands. L’objectif est triple: rester en contact avec des exposants que nous connaissons déjà, rencontrer des fournisseurs et des sous-traitants, et surtout, apprendre! Nous passons ainsi un petit moment sur le stand de l’entreprise Racines, qui transforme, conditionne et distribue des ingrédients et produits africains vers les USA et l’Europe, principalement pour la diaspora et de plus en plus pour le marché bio. Nous avions déjà rencontré la société, dont le siège social est à Montpellier. L’occasion de passer un bon moment et de repartir avec quelques échantillons: infusion de bissap (hibiscus) blanc du Sénégal et lamelles de bananes plantains du Bénin.

 

 

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Nous continuons par les producteurs de fruits secs et fruits séchés que sont Biofruisec et AgroSourcing. Mangue sauvage du Cameroun et du Burkina, banane du Cameroun, ananas Cayenne du Togo…nous passons tout en revue et nos papilles nous disent merci.

 

 

Au détour d’une allée nous rencontrons la coopérative sénégalaise FOPROBIO. Son président Pape SECK nous explique travailler avec un groupement de femmes situé dans la région de Diourbel (150km de Dakar). Un échange amical comme nous avions l’habitude d’en avoir au Sénégal. La coopérative produit et vend le moringa, le fruit du baobab, l’hibiscus et transforme également ces produits sous forme de boissons avec un partenaire français.

 

Après avoir assisté à une seconde conférence « la réglementation européenne sur les allégations nutritionnelles » (que peut-on écrire sur une étiquette?), nous finissons la journée par un échange très enrichissant avec la société Gourmie’s. Gourmie’s est un fabricant de barres crues ou « raw » en anglais, concept qui séduit de plus en plus les consommateurs français et qui nous vient des Etats-Unis. Une barre à base de baobab et de framboise a notamment retenu notre attention! Nous avons pu discuter de nombreux sujets tels que les canaux de vente en bio, la communication sur les réseaux sociaux ou encore le marketing.

Lundi 24 septembre, Lyon.

Après une bonne nuit de repos, nous attaquons la deuxième journée de salon par une conférence sur les consommations alternatives et émergentes: bio, vegan, flexivorisme, sans gluten… Les interventions sont de haut niveau et nous en apprenons beaucoup sur les différents marchés que nous visons. Les allées de Natexpo sont nettement plus remplies que la veille, et nous nous frayons un chemin pour assister à une seconde conférence sur les évolutions réglementaires du bio. En effet l’UE vient d’acter un nouveau règlement bio applicable à partir de 2021, et il est essentiel de s’y préparer dès maintenant.

Conférence
Un nouveau règlement européen sur le bio à l’horizon 2021

Nous continuons notre tour des exposants et partons à la rencontre d’Arcadie (les fameux sachets de thés et infusions Herbiers de France que l’on retrouve dans tous les magasins bio), de J.Favrichon ou encore de Grillon d’Or, ces deux derniers proposant une vaste gamme de mueslis. Nous avons pu discuter avec la désormais connue et reconnue startup Matahi, qui a introduit en France la première boisson bio et équitable à base de baobab, et dont le siège est à Montpellier. Au détour d’un stand nous avons échangé avec l’association Songtaab-Yaigré, basée au Burkina et qui propose notamment de délicieuses mangues séchées et du beurre de karité. Pour sortir de l’alimentaire pur, nous avons échangé avec ICO Marking Systems, qui fabrique des étiquettes biodégradables pour packaging, à base d’amidon de maïs, et marquées avec des encres naturelles.

 

La journée s’est terminée par deux conférences très intéressantes: comment financer la structuration d’une filière bio à l’international? présentée par EcoProDev, qui a insisté sur les fonds de l’aide au développement mobilisables auprès des bailleurs de fonds. Et « les produits bio des années 2020 », avec un focus sur les comportements d’achat des générations Y et Z (celles nées entre les années 1980 et 2000), également appelées Millenials.

Participer à Natexpo fut une expérience intense et enrichissante, nous avons beaucoup appris et sommes reparti(e)s avec un petit paquet de cartes de visite! A l’année prochaine à Paris 🙂

Edouard 

Visite du M.I.N de Montpellier

Vendredi 27 juillet, Montpellier.

La FABIC (cf article précédent) nous a convié à son second afterwork, qui se déroule au M.I.N de Montpellier. Késako? C’est le Marché d’Intérêt National. Il remplit plusieurs fonctions, dont la principale est d’être une place d’échange entre acheteurs et vendeurs de produits frais et locaux, principalement des fruits et légumes. D’ailleurs, c’est par là que commence notre visite.

Après une brève présentation individuelle (nous sommes une petite vingtaine de personnes), nous nous dirigeons vers le « carreau » des producteurs. Ambiance garantie, 3 fois par semaine, sur un créneau de 2h. Et ça tombe bien, nous arrivons en plein milieu de la vente. La devise du carreau? « Récolté ce matin, disponible cet après-midi dans votre magasin ».

Une impression de fourmilière se dégage, des palettes remplies de fruits et légumes (beaucoup, beaucoup de melons), des montes charges, des allers retours incessants. Mais avec une organisation bien rodée. D’un côté les acheteurs: essentiellement les commerces traditionnels (de proximité), primeurs et épiceries; mais aussi la restauration hors domicile, et un peu de GMS. Leurs camions, situés derrière le carré de chaque vendeur, est prêt à charger la marchandise. De l’autre les cultivateurs de la région, qui louent leur espace au coup par coup, ou par abonnement annuel. Ici, pas de sélection nous dit-on, tous les producteurs sont les bienvenus. Une carte d’identité, un relevé parcellaire et un justificatif d’inscription à la M.S.A (la sécurité sociale agricole) suffisent pour venir vendre ses produits. Au détour d’un stand, Monia se voit offrir des fraises, c’est étrange moi on ne m’a rien proposé…

Nous faisons une halte à la sortie du carreau, pour observer de loin le pôle de transformation alimentaire. C’est une des autres activités du M.I.N. Sur ce pôle on retrouve des entreprises qui valorisent les aliments locaux sous forment de produits transformés (conserves, bocaux, fruits séchés, plats préparés…). Deux exemples de réussite en sont Label d’Oc et Il était un fruit (les fameux goûters sous forme de fruits déshydratés que l’on retrouve désormais partout en France). Selon le site de la Métropole, ces entreprises « répondent ainsi à plusieurs objectifs : une alimentation saine et durable issue des productions locales, contribuant au développement économique et à l’emploi local. » Montpellier met en avant sa politique agro-écologique, et nous avons pu nous rendre compte, à travers les différents événements auxquels nous avons participé, que la ville, mais aussi la Région, sont très avancées en la matière.

Entrepôts
Direction la plateforme frigorifique!

Nous prenons ensuite le chemin de la plateforme frigorifique, le lieu de stockage des denrées alimentaires. Accompagnés par le responsable logistique du M.I.N, nous visitons les différents entrepôts. Froid négatif soit -18-20°, bizarrement personne n’y ait rentré, il faut dire que nous sommes en pleine canicule, le choc thermique est rude… Froid positif (+4+8°), déjà un peu plus de monde! Température dirigée soit +14°, utilisée principalement pour le stockage du vin; il ne faut pas oublier que nous sommes dans la 1ère région viticole de France (en quantité…pour la qualité je ne suis pas expert, le débat reste ouvert!). Nous passons également par un vaste entrepôt à température ambiante, pour le stockage des aliments non périssables. Cette partie de la visite est très intéressante pour nous car qui sait, nous aurons peut être besoin de stocker des produits ici 🙂

En sortant des entrepôts nous apercevons également le pôle horticole (achat/vente de fleurs et plantes, comme vous l’aurez sans doute compris). Et un peu plus loin, un vaste entrepôt réservé aux grossistes (fruits et légumes, viandes et volailles, vins…).

Après l’effort, le réconfort: une fois toutes les deux semaines, le vendredi, les transformateurs de la région (notamment ceux qui ont leur atelier sur le M.I.N) exposent et vendent également leur production. L’idée est d’avoir accès à des acheteurs professionnels, tous comme les maraîchers. C’est l’occasion de déguster de succulents produits et de faire un peu de networking! Nous y croisons d’ailleurs François Jacques (Le Repaire des Cookies, cf article précédent), et repartons le sac rempli comme à notre habitude.

Un grand merci à Laure de la FABIC, et Marion du M.I.N pour l’organisation de cet afterwork et cette visite instructive.

Edouard

Ps: Le M.I.N en quelques chiffres

Infographie MIN Montpellier
Infographie MIN Montpellier. Chiffres, source: guide du M.I.N en ligne.

L’île Serpent

Lors de notre séjour au Sénégal en avril dernier, l’une des premières merveilles que nous avons découverts fut l’île Serpent. Cette île, avec l’île Lougne, fait partie d’un archipel situé au large de Dakar, les îles de la Madeleine.
C’est une île inhabitée de 45 hectares accessible en pirogue (traversée d’environ 10 min depuis Dakar). Les visiteurs doivent quitter l’île avant la tombée de la nuit.

Île aux serpents
Île Serpent
Île aux serpents
Île Serpent

Cette île rocailleuse est à la fois étonnante et envoûtante. Surtout, n’ayez aucune crainte! Elle ne regorge pas de serpents comme son nom pourrait le suggérer :). « L’île Serpent » n’est qu’une déformation de « l’îlot Sarpan », son véritable nom. Sarpan était un sergent rebelle de l’armée française hostile à l’autorité et exclu sur l’île en guise de sanction.

Baobabs nains_Île Serpent
Baobabs nains_Île Serpent
Baobab nain_Île Serpent
Baobab nain_Île Serpent

L’île abrite un écosystème varié avec plus de 101 espèces d’arbres dont le le tamarin ou encore le baobab nain, l’un des symboles de l’île. On y croise également de nombreux oiseaux tels que des grands cormorans, des balbuzards pêcheurs, des fous de Bassan et des phaétons éthérés ( « pailles en queue », l’autre l’emblème de l’île).

Pailles en queue_Île Serpent
Pailles en queue_Île Serpent
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Île Serpent

Nous y avons passé une journée magique, à arpenter ses roches et observer la faune. Si un jour vous êtes de passage à Dakar, n’hésitez pas à vous y arrêter!

Monia

La team Sénégal 2018_Île Serpent
La team Sénégal 2018_Île Serpent

 

Infos pratiques

  • Le départ de la pirogue se fait au Parc national des îles de la Madeleine (PNIM) situé sur la Corniche ouest, juste après la Cour de Cassation, dans la baie de Soumbédioune (marché aux poissons)
  • Prévoir des chaussures de marche
  • Entrée du parc : 1 000 F / pers (~1,5 €)
  • Le guide : 5 000 F / groupe de pers (~7,5 €)
  • Pirogue : 4 000 F / pers (~6 €)
  • Parasol (optionnel) : 2 000 F (~3€)

Références
http://www.au-senegal.com/parc-de-la-madeleine,013.html
https://www.ilovesenegal.sn/A-la-decouverte-de-l-ile-aux-serpents_a679.html
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-37-00/item/54141-parc-national-des-iles-de-la-madeleine-dans-l-antre-sacre-du-genie-protecteur-de-dakar.html

 

Kora: la harpe ouest-africaine

Avez-vous déjà entendu le son d’une Kora? Sa douceur vous enivre et vous transporte… J’en suis complètement fan :). J’ai donc décidé de lui consacrer un article. Une histoire à découvrir ou à redécouvrir pour celles et ceux qui connaissent déjà cet instrument.

La kora, ou « harpe-luth », est un instrument à cordes originaire d’Afrique de l’ouest datant du 18ème siècle. Plus précisément, c’est un instrument mandingue. Les mandingues sont un peuple d’Afrique de l’ouest également connus sous les noms de Bambaras au Mali, de Dioulas en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso et de Malinkés en Guinée, au Sénégal et en Gambie. Il existe différents légendes autour de la naissance de la kora et son origine historique est controversée.

La kora classique (©Baragnouma)
La kora classique (©Baragnouma)

La kora est traditionnellement joué par les griots, musiciens professionnels mandingues. Les griots sont des conteurs d’histoires. Ils interprètent en public à la fois des poésies ou encore des généalogies familiales. Ils transmettent à l’oral l’histoire de leur peuple. Les musiques sont ainsi transmises de père en fils, traversant les générations. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le terme « griot » n’est pas d’origine africaine. Il tirerait son origine des mots portugais criado, « serviteur du maître », ou gritar, « crier ».

Griot malinké ©BNF Gallica
Griot madingue (©BNF Gallica)

La Kora est constituée d’une demi calebasse, qui fonctionne comme une caisse de résonance, d’une peau de bœuf tendue et d’un manche parcouru de 21 à 23 corde. Cette harpe est l’instrument africain à cordes le plus élaboré. Les cordes étaient anciennement constituées de boyaux. Aujourd’hui elles ont été remplacé par du fil de pêche en nylon.

Koras (©Mathaz CC - BY)
Koras (©Mathaz CC – BY)

Nous devons la popularisation de la Kora à de nombreux grands artistes. Parmi eux, Moussa Sissoko, Lamine Konté, Sekou Kouyate, Toumani & Sidiki Diabaté ou encore Ali Boulo Santo.

Je vous laisse avec une petite vidéo de Toumani & Sidiki Diabaté. J’espère que vous apprécierez :)!

Monia 

Références
La kora, harpe mandingue d’Afrique de l’Ouest – L’Influx
Mandingues, traditions et transmission – RTS Mali
La djèliya, l’art des griots mandingues en Île-de-France – L’île du monde

 

 

Il était une fois le wax

 

Le 10 août 2018, Montpellier.

Depuis toujours, j’associe le tissu wax à l’Afrique. Je ne me doutais pas alors que j’étais à côté de la plaque. Son histoire ne commence pas du tout en Afrique…mais beaucoup moins loin que vous ne pourriez l’imaginer…
Le wax est un tissu traditionnel 100% coton, imprimé sur les 2 faces à l’aide d’un système de cire (wax en anglais). C’est ce procédé d’impression qui a donné le nom au tissu.

Si on l’associe spontanément à l’Afrique, le wax trouve pourtant ses origines en Indonésie. À la fin du 19ème siècle, les colons hollandais en Indonésie s’inspirent de la technique d’impression à la cire du batik javanais pour teinter des tissus de coton avec de nouveaux motifs. Le tissu wax (également appelé le pagne wax) est né! Cependant, les Indonésiens boudent ces nouveaux tissus qu’ils jugent de qualité médiocre.

En revanche, les soldats ghanéens qui combattaient aux cotés de l’armée coloniale hollandaise en Indonésie furent immédiatement conquis par les imprimés du wax. De retour au Ghana, ils importent le wax qui connait alors un véritable succès auprès de la population locale. Le wax se popularise en Afrique de l’ouest, avec des motifs et des couleurs adaptées afin de séduire ce nouveau marché. Face au succès rencontré par les pagnes wax, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest installent des usines de fabrication de wax afin de rivaliser contre le wax hollandais.

Ce sont les Nana Benz, femmes togolaises, qui ont popularisé et commercialisé en premières le wax en Afrique. Elles doivent ce surnom aux Mercedes dans lesquelles elles se plaisaient à se pavaner dans les années 70-80. Les Nana Benz ont été les premières femmes millionnaires d’Afrique. Ces femmes ont débuté le commerce de pagnes wax dans les années 1940-1950. Elles importaient des tissus du Ghana au Togo, puis elles ont proposé la revente de leurs modèles aux maisons de négoce installées au Togo.

Nana Benz (crédit photo: mivapedia)
Nana Benz (crédit photo: mivapedia)

Aujourd’hui, le wax est indissociable des cultures africaines. Les motifs imprimés sont d’ailleurs un véritable langage qui permet de transmettre des messages. Par exemple, le pagne « Hibiscus » ou « Fleurs de mariage » est offert en cadeau aux futurs époux. On peut également citer le pagne « L’œil de ma rivale ». Lorsqu’une femme porte ce motif, elle dit à sa rivale qu’elle fera tout pour préserver son foyer.

Actuellement, le principal producteur de wax se trouve en Hollande, d’où sont originaires les magnifiques wax Vlisco. Ce wax est connu pour sa qualité premium. L’autre grand producteur de wax est l’Afrique (Ghana, Niger, Côte-d’Ivoire). Il est important de noter que la majorité des tissus wax que nous connaissons aujourd’hui sont des imitations, produites en masse en Asie et enduites de cire après impression. Alors si vous souhaitez acheter du  vrai wax, prenez garde!!

Monia

 

Références
Petite histoire du wax_Frou-Frou Paris
Tendance : le langage du Wax décrypté dans deux livres_Jeune Afrique
Le wax: origines & fabrication_L’atelier de Maki
Origine et significations du wax: l’histoire derrière le tissu et les motifs_Awale Mag
Les Nana Benz de Lomé_Comi Toulabor
#Tissus # L’origine DU WAX_Deer & Doe

 

 

 

 

Aistou Cuisine

Le 21 juin 2018,

Aistou cuisine

Lorsque nous étions au Sénégal, nous avons craqué pour le moringa, une plante également appelée « arbre de vie ». Son pseudo, elle le doit à ses innombrables vertus! Riches en protéines, en antioxydants ou encore en vitamine C, le moringa est un véritable allié santé. Les feuilles de l’arbre de vie, souvent consommées en infusion, sont également utilisées en cuisine traditionnelle dans les sauces par exemple.

Moringa Olifeira
« L’arbre de vie »

Lors de notre séjour à Dakar, nous avons fait un stock de feuilles de moringa (réduites sous forme de poudre). Dernièrement, alors que je cherchais une recette sucrée pour faire des tests avec la poudre de moringa,  j’ai eu la chance de tomber sur une recette de cake à la farine de mil et moringa proposée par le blog Aistou Cuisine. En plus des desserts, j’y ai trouvé de nombreuses recettes de boissons et de plats.

Aistou Cuisine
Blog Aistou Cuisine

Le blog a également un onglet « PARTENARIATS » sur lequel je m’empresse de cliquer! Je découvre alors que Aistou Cuisine propose des créations de recettes, la rédaction d’articles ainsi que de la vidéo culinaire. Il ne m’en fallait pas plus pour prendre contact et en savoir plus. Comme vous le savez (ou pas encore si vous nous découvrez :)), nous souhaitons valoriser des produits agroalimentaires ouest-africains au sein d’une gamme de snacking. C’est pourquoi un partenaire pour la création de recettes nous intéresse.

Rapidement, Aistou Cuisine nous propose un rendez-vous téléphonique pour le 21 juin. Derrière le nom d’Aistou Cuisine se cache Aïssatou Mbaye. C’est une jeune maman sénégalaise de 28 ans qui vit à Paris depuis environ 8 ans.  Aïssatou est manager au sein d’une banque mais dès qu’elle quitte son attaché-case, Aïssatou enfile son tablier et se consacre à l’une de ses passions: la cuisine. C’est pour partager cette passion qu’Aïssatou crée son blog en 2015. Elle y revisite des recettes occidentales avec des produits ouest-africains. Son objectif est la valorisation des saveurs africaines à travers des recettes aux combinaisons originales. En plus de son blog, Aïssatou donne des cours de cuisine dans le 2ème arrondissement de Paris 1 fois/mois.

Aïssatou est très impliquée dans la valorisation des produits ouest-africain. Elle nous explique qu’en 2017 elle devient ambassadrice de « Smart Food ». La « Smart Food initiative », mise en place par l’ICRISAT (International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics) en partenariat avec le programme Feed the Future, vise à rendre certaines céréales, dont le mil et le sorgho, de nouveau attractives dans les zones semi-arides en Afrique et en Inde. Le but : éduquer tout un chacun, fermiers, consommateurs, travailleurs de santé, responsables gouvernementaux, aux nombreux avantages et usages du mil et du sorgho. Autant de pistes pour lutter en Afrique comme en Inde contre la malnutrition, l’obésité ou l’anémie. Ainsi, Aïssatou a développé des recettes à base de mil, d’arachide, de moringa et de sorgho sous le label Aistou Cuisine qu’elle a partagé sur les réseaux sociaux.

Smart food initiative

En 2017, Aïssatou participe également au challenge « Blogger Foodie Madness »organisé par Accor Hôtels. Le principe ? Pendant 16 semaines, 16 blogueurs culinaires originaires de 16 pays du monde s’affrontent pour tenter de décrocher un séjour à Singapour et assister au Food & Wine Festival by AccorHotels. Aïssatou fut la seule représentante africaine. Elle est arrivée en demi-final avec son super burger au poulet yassa. Bravo Aïssatou!! 🙂

Cette rencontre avec Aïssatou fut passionnante. Nous partageons le même objectif de valorisation des produits et saveurs africains encore peu connus en Europe.
Si vous recherchez de super recettes aux saveurs africaines, n’hésitez pas à faire un tour sur le blog d’Aïssatou!!

PS: Merci Aïssatou pour ta recette de cake au mil & moringa! On s’est régalés 😉

Cake mil & moringa
Cake au mil & moringa

Monia