Le Sénégal c’est d’la balle au SIAL!

Mercredi 24 octobre, Villepinte.

Le plus grand salon international sur l’alimentation

Après une virée lyonnaise au Natexpo, on s’attaque au SIAL: Salon International de l’Alimentation. Et c’est un sacré morceau! En quelques chiffres (merci à ZePros News*): 7200 exposants venus de 119 pays, 310 000 visiteurs (75% d’internationaux), 650 startups, 400 000 produits et une surface d’exposition équivalente à 100 supermarchés… On a tellement marché que je me suis foulé la cheville gauche, et c’est pas une blague.

Hall SIAL
Une des 8 halles du salon…

Difficile de ne pas trouver son bonheur ici, tellement les produits présentés couvrent absolument tous les domaines: de l’épicerie fine aux géants des produits laitiers et carnés, en passant par les tablettes de légumes bio, les céréales petit déjeuner au quinoa, et même l’alimentation animale. La plupart des pays sont représentés, et disposent de leurs pavillons nationaux. Certains sont gigantesques, on pense notamment au Brésil et à l’Argentine, où l’on a même assisté à une grillade party en direct!

Nous commençons par un passage express au stand de l’Épicurien. La cousine d’Edouard y travaille, et une fois n’est pas coutume, parlons un peu des produits régionaux (Occitanie et même Hérault, la société étant située à Le Bosc). L’occasion de découvrir des nouveaux produits et notamment la gamme « Pop Fruits », de délicieuses purées de fruits à utiliser en cocktails, verrines ou nappages.

L’Épicurien
Les confitures/chutneys et les Pop Fruits de l’Épicurien

Les produits africains en ligne de mire: place aux fruits secs

Nous attaquons ensuite par des ingrédients en lien direct avec l’Afrique, et plus particulièrement les fruits séchés et fruits secs. Nous partons ainsi à la rencontre du très amical fondateur de BC Agro fruits secs (aujourd’hui Base Organic Food), « société française spécialisée dans la création de filières de production de fruits secs, graines, céréales exclusivement biologiques à travers le monde ». L’occasion de passer à table de bon matin et de déguster la mangue séchée et la cajou du Burkina ou encore la noix de macadamia du Kenya (même si origine non africaine, mention spéciale à la banane séchée!). La plupart des produits sont bio et équitables. Base Organic a également conçu une machine qui permet de faire de la purée d’oléagineux (noix, amandes etc), en conservant les minéraux et les vitamines.

Au détour d’une allée nous rencontrons la société Hpw Ag, qui propose une gamme intéressante de fruits séchés, tous originaires du Ghana: mangue, coco et ananas.  Le site de transformation, situé non loin de la capitale Accra, est un des plus importants d’Afrique pour les fruits séchés. Il a un impact fort sur toute l’activité économique de la région, en employant près de 1 000 personnes sur les pics de production. Le responsable du site nous explique le fonctionnement éco-responsable de l’usine. Les déchets issus des noix de coco sont par exemple utilisés comme biomasse pour alimenter le système de séchage des fruits, et les pelures des fruits comme biogaz. La société a également investi dans l’énergie solaire. Une fois l’aspect technique et commercial passé en revue, place à la dégustation! J’ai été conquis par la saveur légèrement acide et sucrée de la mangue séchée, préparée en lamelle, en cube et aussi en petites boules, commercialisées sous la marque « Tropicks ». Pratique pour du snacking!

Nous sommes également passé(e)s par le stand de Fruit Gourmet pour une dégustation de fruits séchés réhydratés. L’objectif de ce processus est d’augmenter la durée de conservation, et retrouver l’aspect d’un fruit « frais » par la suite, avec une texture tendre et moelleuse. Un passage par le pavillon Afrique du Sud nous a ensuite permis de rencontrer un fournisseur de raisins secs, et d’en apprendre plus sur les différentes variétés.

Céréales africaines

Dans nos pérégrinations sur les ingrédients africains, nous nous intéressons depuis le début aux céréales. Fonio, sorgho, petit mil, teff…autant de céréales originaires et cultivées en Afrique, et ce depuis depuis des siècles, voir des millénaires pour le fonio. Résistantes à des conditions climatiques de culture extrêmes, elles nécessitent peu d’eau, et, cerise sur le gâteau, elles sont sans gluten, très digestes, avec un indice glycémique bas. Certaines sont aussi riches en acides aminés essentielles et en protéines. Elles sont donc bonnes pour l’environnement et pour la santé. Nous nous rendons sur le Pavillon africain et échangeons avec Danaya Céréales, producteur malien de diverses céréales et préparations: fonio, diouka, couscous de mil (le fameux thiakry), farines de maïs…

Puis, nous partons pour le stand de Baonane. Baonane est une société sénégalaise avec qui nous avions déjà échangé à distance. C’est un important fournisseur de matières premières végétales, et notamment de dérivés du baobab: poudre, feuilles, graines, huiles… Baonane travaille également sur la mangue, le sésame ou encore l’hibiscus. Nous sommes chaleureusement accueilli(e)s par les fondateurs Adama et Martin. Si nous sommes au SIAL aujourd’hui, c’est surtout grâce aux invitations qu’ils nous ont gentiment envoyées! Située près de Kaolack au Sénégal, Baonane exerce depuis 2013. Partie avec une construction modeste, la société est aujourd’hui en pleine croissance avec deux entrepôts et un grand atelier. Adama et Martin nous racontent plus en détail l’histoire de Baonane et la quantité de travail qu’il a fallu fournir pour en arriver là. Nous échangeons également sur les céréales africaines, et plus particulièrement le fonio et le mil, que la société fournit. Et en bio en plus!

Nous repartons de cet échange revigoré(e)s et plein d’entrain pour notre projet. Pour rester dans le monde des « céréales », nous rencontrons deux producteurs et spécialistes des céréales petit déjeuner (muesli, barres…), Dailycer et Markal.

Innovations

Pour finir la journée, direction l’entrée du hall 6, avec les espaces SIAL Innovation et Foodtech. Le Futur Lab « Foodtech » regroupe les jeunes pousses de l’alimentaire, c’est l’occasion pour nous de s’inspirer des startups qui se lancent, comme La Mère Mimosa (et ses délicieux granola que nous avons dégusté). Côté innovations, un vaste espace présente les nouveautés 2018, celles que nous verrons dans nos rayons et nos assiettes prochainement. Les tendances sont claires: retour au produit naturel, le moins transformé possible, qui assure de la transparence au consommateur, tout en apportant de nouvelles « expériences plaisirs »: kéfir, graines de quinoa, tablettes de légumes, insectes, super fruits…autant d’ingrédients et de concepts qui sont à suivre de près.

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Merci SIAL 2018, on se revoit en 2020!

Edouard

*https://tokster.com/article/le-sial-fait-le-bilan–2